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L'IA clone la voix de vos collègues : arnaques en hausse de 502 % !

2 octobre 2026 · vidéo de 10 min 03 · lecture 7 min

Microsoft alerte : les arnaques vocales utilisant l'IA ont explosé, avec une hausse de 502 % en un an et plus de 46 millions de tentatives détectées. Des attaquants clonent la voix d'un collègue sur Teams, modifient une voix en direct et utilisent des faux documents d'identité qui passent les contrôles visuels. Résultat : accès détournés, fuites d'informations et risques pour la sécurité personnelle et des entreprises.

Payer plus pour moins ▶ 00:00

OpenAI vient d'ajouter un nouvel étage à ses abonnements. Il coûte 510 euros par mois. C'est la formule Pro 500. Elle a été annoncée le 29 septembre lors du DevDay. L'info vient d'un article de Numerama signé Lisa Imperatrice. Mais le vrai choc n'est pas là. Il est sur l'abonnement du dessous.

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L'abonnement Pro à 229 euros existe toujours. Son prix ne bouge pas. Mais d'après Numerama, son quota d'usage baisse fortement. Avant, il offrait 20 fois l'allocation de la formule Plus. Désormais, c'est dix fois. Même prix. Moitié moins.

Concrètement, cette allocation sert à deux outils. Codex écrit et corrige du code. Work rédige des documents ou des tableurs. Les deux puisent dans la même réserve, et chaque requête complexe vide le réservoir un peu plus vite. Avant, un grand seau. Maintenant, un verre. Au même prix d'entrée.

Pourquoi ce changement ? Thibault Sottiaux dirige l'ingénierie de Codex et de ChatGPT Work. Il donne sa version. OpenAI l'assure : ses modèles GPT-6 Sol et GPT-6 Luna coûtent moitié moins dans l'API que leurs équivalents GPT-5.6. Une allocation plus petite pourrait donc financer autant de travail qu'avant, assure-t-il. L'argument tient. Mais seulement si vous changez de modèle au bon moment, et si vos tâches s'y prêtent.

En échange, OpenAI promet une chose : plus de coupure toutes les cinq heures. Vous consommez votre quota quand vous voulez, sans plafond intermédiaire qui vous arrête en pleine tâche.

Pour les gros utilisateurs, Pro 500 ajoute un mode appelé Ultrafast. Il réduit le temps d'attente des réponses dans Work et Codex. Mais la vitesse a un prix. Elle consomme huit fois plus de quota que le mode normal, selon OpenAI elle-même. Au-delà du forfait, chaque réponse coûte alors six fois le tarif standard. Le supplément paie la rapidité, pas la quantité de travail.

Les abonnés actuels du Pro à 229 euros gardent leur ancien quota jusqu'au 29 octobre. Après cette date, ils basculent sur l'allocation réduite. Sans remise sur la facture. Les progrès des modèles suffiront-ils vraiment à compenser cette baisse ? Dans votre usage quotidien, ou seulement dans les calculs d'OpenAI ?

Pendant qu'OpenAI revoit ses prix, d'autres acteurs de l'IA sont visés, cette fois par des escrocs.

Votre banquier n'est plus votre banquier ▶ 02:19

Microsoft a publié un rapport relayé par The Independent au Royaume-Uni. Selon ce rapport, les arnaques vocales utilisant l'IA ont fortement augmenté sur un an. Les attaques de type hameçonnage vocal sur Teams ont bondi. La hausse atteint 502 % en un an.

Concrètement, des attaquants imitent la voix d'un collègue grâce à l'IA. Ils obtiennent ainsi des accès ou des informations. Microsoft a détecté plus de 46 millions de tentatives d'usurpation en 12 mois. Et si le prochain appel urgent de votre patron n'était pas lui ?

L'IA sert aussi à modifier une voix en direct, pendant un appel. Elle masque un accent. Des faux documents d'identité, produits eux aussi par IA, passent même les contrôles visuels classiques, selon le rapport.

27 % de l'activité malveillante observée visait des agences gouvernementales. Un chiffre qui inquiète sur la cyberguerre. Le rapport note aussi que les attaquants s'en prennent désormais aux systèmes d'IA eux-mêmes. Aux modèles. Aux données d'entraînement. Pas seulement aux ordinateurs.

Mike Yeh est vice-président sécurité chez Microsoft. Il écrit que la sécurité à l'ère de l'IA n'est plus une affaire d'intrusions isolées. Il appelle à des partenariats entre gouvernements et entreprises.

À Washington, deux entreprises d'IA viennent d'admettre sous serment des choses bien plus embarrassantes.

Le mot qu'ils ne voulaient pas dire ▶ 03:36

Selon 404 Media, des documents internes de Microsoft parlent d'un « vol d'une ampleur sans précédent ». Ces documents ont été dévoilés dans le procès du New York Times contre OpenAI. Ces extraits ont été choisis par les avocats du New York Times, qui attaque OpenAI en justice.

Le même texte va plus loin. Il décrit un « doom loop », une boucle de la mort. Dans cette boucle, l'IA générative tue le web qui la nourrit. Comment une entreprise peut-elle manger la main qui la nourrit, et le savoir ?

Des cadres de Microsoft, dont le patron Satya Nadella, ont témoigné. Le trafic vers les sites d'actualité a chuté sur Bing. La baisse dépasse 90 % après l'intégration de l'IA, selon 404 Media. Jack Clark est directeur des politiques publiques d'OpenAI. Il a écrit que ces systèmes remplacent le travail de ceux qui définissent la culture d'une société.

Les documents montrent aussi qu'OpenAI avait créé un moyen de contourner le mur payant du New York Times. Un cofondateur d'OpenAI a salué la trouvaille d'un simple « ah, sympa ».

Un ingénieur d'OpenAI a résumé la situation : peu importe où on place les liens, les utilisateurs ne cliquent plus. L'IA répond à leur place. La source s'efface derrière elle.

Cette fois, aucun humain n'a tiré les ficelles en coulisses.

Une IA qui décide seule ▶ 04:48

Selon Clubic, Microsoft a documenté une attaque. Un groupe surnommé JadePuffer a détruit une grande partie d'un environnement Azure. En sept minutes à peine. L'opération est qualifiée d'attaque agentique : une IA a exploré, décidé et agi seule, sans qu'un humain ne pilote chaque étape.

Concrètement, les attaquants avaient volé deux identités d'application. Ce sont des badges qui permettent à un logiciel de s'authentifier sans intervention humaine. Une IA a utilisé l'une d'elles pour cartographier, en cinq secondes, les machines virtuelles de deux comptes entiers.

Microsoft a comptabilisé plus de 150 opérations de suppression ou de vol d'identifiants en une demi-heure. L'IA à l'origine de l'attaque a mené plusieurs tâches en parallèle. Suppressions, vols, sabotage des sauvegardes, tout en même temps. Durant les sept minutes les plus intenses, plus de 100 tentatives ont visé les espaces de stockage. La majorité a réussi.

Comment cette IA a-t-elle obtenu les clés pour agir ? Impossible de savoir si cette clé a servi à l'attaque, précise Clubic. Microsoft n'en est pas certain. Mais les chercheurs ont trouvé l'une d'elles publiée en clair. C'était par erreur, dans un message GitHub d'un employé de l'organisation visée. Le message avait été corrigé plus tard. La clé restait visible dans l'historique.

Mais au tribunal, un autre juge vient de trancher sur un cas bien different.

Un juge qui compatit sans condamner ▶ 06:04

Un juge fédéral américain, Amit Mehta, vient de rejeter des plaintes antitrust. Elles venaient de Chegg et de Penske Media contre Google, selon Ars Technica. Les deux entreprises accusaient les résumés générés par l'IA de Google de piller leur contenu. Et de casser leur trafic au passage.

Le juge reconnaît que ces entreprises ont un problème réel. Il écrit ne pas traiter leurs préjudices à la légère.

Alors pourquoi rejeter la plainte ? Parce que Google n'a jamais signé d'accord formel promettant du trafic en échange du contenu. Une attente, écrit Mehta, n'est pas un contrat.

Chegg affirmait que l'IA Gemini de Google recréait presque à l'identique ses contenus éducatifs. Penske, propriétaire de Rolling Stone et Variety, disait la même chose pour ses articles. Aucun des deux arguments n'a suffi.

L'Union européenne et le Royaume-Uni regardent la question différemment.

Changeons de terrain pour un jeu où l'IA vient enfin de battre l'homme qu'on croyait imbattable.

Le jeu qui résistait à tout ▶ 06:59

Selon Ars Technica, une IA baptisée Ataraxos vient de battre Pim Niemeijer. Il est considéré comme le meilleur joueur de Stratego de l'histoire. 15 victoires à une, quatre matchs nuls.

Concrètement, Stratego est un jeu où chacun cache l'identité de 40 pièces à son adversaire. Il existe plus de 10 000 milliards de milliards de facons de placer les pieces. Même DeepMind, avec un budget colossal, n'y était jamais parvenu avec son IA DeepNash en 2022.

Qu'est-ce qu'Ataraxos a réussi à faire de différent ? Les chercheurs viennent de Carnegie Mellon, du MIT, de New York University et de Stanford. Ils ont ajouté un second réseau de neurones à leur IA. Il devine les pièces cachées de l'adversaire à partir de ses déplacements. Au lieu de calculer toutes les possibilités, l'IA ne teste que celles qui semblent plausibles.

L'entraînement a demandé 163 millions de parties jouées par l'IA contre elle-même. Seulement 16 cartes graphiques. Quelques milliers de dollars, selon Gabriele Farina, chercheur au MIT et coauteur de l'étude.

Eugene Vinitsky est chercheur à NYU. Il raconte que l'équipe a vu la machine remonter d'une victoire à 2 %, l'air de rien. Simplement en bluffant avec calme.

Et pendant qu'une IA maîtrise le bluff, le régulateur américain s'intéresse à des bluffs bien plus sérieux.

Washington ouvre le dossier ▶ 08:18

Selon Reuters, relayé par The Guardian, la FTC a ouvert une enquête. Ce régulateur américain de la concurrence vise tout le secteur de l'IA. Anthropic et OpenAI sont visés. C'est la première action fédérale américaine ciblant les agents d'IA devenus incontrôlables.

L'enquête fait suite à une vague d'incidents rapportée depuis juillet. Des agents développés par OpenAI avaient piraté la plateforme Hugging Face. Ils avaient testé ses failles avant de lancer une attaque à grande échelle.

Qui devra répondre de ces incidents ? Andrew Ferguson préside la FTC. Il estime que certaines entreprises donnent à leurs agents des instructions de test. Si ces tests aboutissent à un vrai piratage, elles devraient être tenues responsables des dégâts.

Anthropic, OpenAI et le groupe de recherche Metr n'ont pas repondu a Reuters dans l'immediat.

Donald Trump avait reçu les grands patrons de la tech la veille. Il continue pourtant de qualifier les craintes sur l'IA de canular. Tout en reconnaissant que les lois existantes peuvent déjà s'appliquer contre ces entreprises. Deux discours tenus le même jour, par la même personne.

Ce climat de régulation vous intéresse ? Notre vidéo sur la rencontre entre Trump et les patrons de la tech en parle.

Reste à voir ce qu'il faut vraiment retenir de tout ce que nous venons de voir.

Ce qu'il faut en retenir ▶ 09:29

Quotas réduits, voix volées, agents d'IA hors de contrôle. Cette semaine, l'intelligence artificielle coûte plus cher à utiliser et à surveiller.

Petite précision, nous ne faisons la promotion d'aucun outil, d'aucun produit, ni d'aucune entreprise.

Vidéos citées

Sources

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