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Apple Homeview vous reconnaît : que risque votre vie privée ?

14 octobre 2026 · vidéo de 9 min 27 · lecture 7 min

Apple a présenté Homeview, un écran tactile équipé de Siri qui veut centraliser la maison connectée. L'appareil reconnaît jusqu'à six personnes par reconnaissance faciale pour protéger les messages, et sait identifier colis, clés ou animaux. Homeview sera en vente aux États‑Unis dès le 13 novembre ; la France et l'Union européenne n'y ont pas encore accès.

Claude écrit trop de code ▶ 00:00

Claude écrit tellement de code qu'Anthropic a dû réinventer sa gestion de code. Pourquoi une entreprise d'IA en arrive-t-elle là ?

Selon The Register, média britannique, c'est que les outils existants ne suivent plus le rythme. Trois faits le prouvent.

Un : en mai 2026, Anthropic fusionnait environ 2500 changements de code par jour. En septembre, plus de 30 000 par jour.

Deux : la branche principale de code pèse 100 gigaoctets. Et là, le détail qui surprend : les vérifications quotidiennes représenteraient, en trafic brut, plus de 600 pétaoctets par jour !

Trois : Anthropic a construit Scion, un système maison, différent de Git, l'outil que presque tous les développeurs utilisent. C'est comme passer d'une bibliothèque où chacun emprunte son livre. A la place, un guichet unique répond à toutes les demandes.

Concrètement, ce n'est plus l'écriture du code qui coûte cher chez Anthropic. Le truc, c'est que c'est le rangement, comme une imprimante trop rapide pour ses propres bacs.

Les ingénieurs qui ont construit Scion disent que Claude code mieux qu'eux. Leur vrai métier, désormais : dire non à la machine.

Un autre géant de la tech propose justement sa solution sur simple ordinateur.

Un PC qui fait le travail du cloud ▶ 01:18

Microsoft veut faire tourner l'IA directement sur votre ordinateur. Mercredi, à San Francisco, l'entreprise a présenté un nouveau Surface portable baptisé Ultra, avec des puces Nvidia.

Selon Stephen Nellis, repris par le Globe and Mail, pourquoi Microsoft fait-il ça maintenant ?

Satya Nadella dirige Microsoft. Pourquoi veut-il ça maintenant ? Parce qu'il veut que l'ordinateur personnel, pas seulement le cloud Azure, devienne la plateforme des IA. Deux faits le montrent.

Un : un modèle chinois, DeepSeek V4, peut désormais tourner sur un PC avec 60 gigaoctets de mémoire. Il battrait même GPT-5 d'OpenAI sur certaines tâches de code.

Deux : Microsoft lance un outil de sécurité, les Execution Containers. Il sert à empêcher ces agents d'IA de fouiller vos fichiers sans permission. Jensen Huang dirige Nvidia. Il a dit sur scène que sans cet outil, les agents seraient inutilisables.

Concrètement, pour les clients de Windows, une partie du travail d'IA pourrait quitter le cloud coûteux. Elle resterait chez vous. Moins de factures cloud, mais plus de puissance à payer dans votre machine.

C'est un peu comme déplacer la cuisine du restaurant chez vous : le plat reste le même, mais c'est vous qui payez le gaz.

Microsoft avait déjà présenté une puce maison, Maia 300, pour faire tourner l'IA moins cher dans ses centres.

Un développeur isolé vient de montrer qu'on peut déjà faire tourner de gros modèles sur un simple portable.

Un modèle d'IA trop gros pour sa mémoire ▶ 02:42

Un modèle d'intelligence artificielle de 80 milliards de paramètres tourne désormais sur un simple portable. Il lui suffit de 32 gigaoctets de mémoire. Normalement, ce modèle d'IA ne devrait pas y tenir.

Comment ce modèle d'IA y arrive-t-il quand même ?

Selon le projet Janas, publié sur GitHub, l'astuce existe bel et bien. On le lit par petits morceaux, au lieu de tout charger en mémoire. Deux chiffres le montrent.

Un : sur ce modèle d'IA, Janas atteint 37 jetons par seconde. L'outil concurrent llama.cpp n'en fait que 2,8.

Deux : pour lire une longue instruction avant de répondre, 62 jetons par seconde contre 16.

Maurizio Cammalleri a créé cet outil en langage C, sans dépendance. Il fait tourner ce modèle d'IA sur Linux comme sur Windows.

Concrètement, vous n'avez plus besoin d'un ordinateur à plusieurs milliers d'euros. Vous pouvez faire tourner un gros modèle d'IA chez vous. Un simple portable suffit, si vous acceptez d'attendre un peu plus à chaque réponse.

C'est comme emprunter des livres à la bibliothèque un par un au lieu d'acheter toute la collection : plus lent, mais ça rentre dans votre salon.

L'outil n'a pour l'instant été testé que sur une seule machine. L'outil connaît parfaitement un seul ordinateur au monde, le sien.

À des studios de jeu qui misent tout sur l'IA, il n'y a qu'un pas.

Plus une ligne écrite à la main ▶ 04:02

Le studio Epic Games fait écrire tout son code par l'IA. Tout son art aussi, pour son jeu avec Disney. « Plus de code écrit à la main », dit le rapport.

Selon un rapport de Bloomberg, repris par Ars Technica, pourquoi un tel changement ?

Pour Epic, l'IA accélère un projet retardé et en manque de personnel. Deux faits le montrent.

Un : le jeu, annoncé en 2024 pour 1 milliard et demi de dollars, devait sortir en mars 2027. Il est repoussé indéfiniment.

Deux : Les développeurs humains ne font plus que guider des modèles d'IA comme Claude, d'Anthropic. C'est ce que révèlent des messages internes vus par Bloomberg.

Tim Sweeney, patron d'Epic, a écrit que le but n'est pas de faire pareil avec moins de monde. Alors, il s'agit plutôt de construire plus et mieux. Un porte-parole d'Epic a parlé d'un développement accéléré par l'IA.

Concrètement, pour les joueurs qui attendaient ce jeu Marvel et Star Wars, la date de sortie s'éloigne encore.

L'an dernier déjà, un Dark Vador animé par IA s'était mis à jurer dans Fortnite. Le côté obscur, personne ne l'avait programmé.

Epic avait déjà licencié plus de 1000 employés en mars, en invoquant la baisse d'activité de Fortnite.

Du jeu vidéo aux conflits bien réels, l'IA sert parfois à bien autre chose qu'à créer.

Quand l'IA écrit la propagande ▶ 05:18

Des comptes ont utilisé ChatGPT pour des opérations d'influence. Elles sont liées à la guerre en Ukraine et au conflit entre les États-Unis et l'Iran. Deux réseaux distincts, deux pays d'origine.

Selon BFMTV, OpenAI a banni ces comptes. Qui est touché, et comment ?

Une opération russe et une opération iranienne ont utilisé ChatGPT pour fabriquer et diffuser de faux contenus.

Un : l'opération russe, nommée « Dark Clark », ciblait l'Amérique latine. Elle a diffusé un faux enregistrement audio attribué au consul d'Ukraine en Équateur.

Deux : L'opération iranienne a fait rédiger près de 100 faux articles. Sept auteurs fictifs les ont signés, publiés dans plus d'une douzaine de médias. L'un d'eux touchait près de 2 millions d'abonnés sur Facebook.

OpenAI dit avoir repéré ces opérations et fermé les comptes concernés. Elle ne peut pas toujours confirmer l'ampleur réelle de leur impact.

Concrètement, pour vous qui lisez des articles en ligne, imaginez un faux journaliste qui signe un vrai article dans votre journal habituel. Ces textes ont déjà circulé dans de vrais médias.

Des écoles au Pérou ont répondu à un faux mail administratif, photos à l'appui. Une fausse adresse mail a obtenu plus de réponses qu'un vrai ministère.

Un autre défi attend justement les robots pilotés par IA : apprendre très vite.

Des robots pilotés par IA qui changent de métier en minutes ▶ 06:35

Une startup veut que des robots pilotés par IA changent de tâche en minutes, pas en semaines. Industrial Next l'a présentée mardi sur la scène de TechCrunch Disrupt.

Selon TechCrunch, pourquoi est-ce si difficile aujourd'hui ?

Parce que les robots industriels classiques sont programmés pour une seule tâche répétitive, sans IA capable de s'adapter. Deux faits l'expliquent.

Un : changer une ligne de production demande aujourd'hui des semaines, voire des mois, de reprogrammation.

Deux : Les robots d'Industrial Next s'appuient sur une IA entraînée dans un monde virtuel très réaliste. Plutôt que sur de vraies pièces, elle apprend la précision sans rien casser.

Deux anciens de Tesla ont fondé cette entreprise. Elle vient de nouer un partenariat avec BMW Group Technology Office pour tester cette IA en usine.

Concrètement, pour les ouvriers d'usine, une ligne pilotée par cette IA pourrait changer de produit. Et ça, dans la même journée. Elle éviterait des semaines d'arrêt.

C'est un peu comme un cuisinier capable de changer de recette entre deux plats. Pas besoin de reconstruire toute sa cuisine à chaque fois !

Pendant que l'usine apprend à s'adapter, une maison bien plus familière accueille un nouvel écran.

Un écran qui vous reconnaît ▶ 07:44

Apple a dévoilé Homeview, un écran tactile pour la maison, équipé de l'IA Siri. La France et le reste de l'Union européenne en sont privés pour l'instant.

Selon BFMTV, qu'est-ce que cet écran change, et pour qui ?

Pour les foyers américains, Homeview veut centraliser la maison connectée. Elle s'organise autour d'une IA qui connaît chaque membre de la famille.

Un : l'appareil reconnaît jusqu'à six personnes, par reconnaissance faciale, pour protéger les messages de chacun.

Deux : Grâce à l'IA Siri, il répond aux questions. Il retrouve une recette partagée par message, ou fait sonner des clés perdues.

Apple dit travailler activement avec l'Union européenne pour trouver une solution. Sauf qu'aucune date n'a été donnée.

Concrètement, pour vous en France, pas de Homeview avant que l'IA Siri n'arrive chez nous. L'appareil sera en vente aux États-Unis dès le 13 novembre.

L'appareil reconnaît vos clés, vos colis et votre chat. Homeview reconnaît six visages, mais devant le français, son IA se tait.

Ce retard rappelle celui de Siri en Europe. Même écran, même blocage !

Il est temps de revenir sur ce qu'il faut vraiment retenir de tout cela.

Ce qu'il faut en retenir ▶ 08:57

De Claude qui déborde de code à un écran qui vous reconnaît, une seule idée revient : l'IA avance plus vite que les outils censés la contenir.

Petite précision, nous ne faisons la promotion d'aucun outil, d'aucun produit, ni d'aucune entreprise.

Vidéos citées

Sources

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