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DHS interdit l'IA chinoise DeepSeek sur les ordinateurs fédéraux

20 octobre 2026 · vidéo de 8 min 06 · lecture 6 min

Le Department of Homeland Security a rendu public un ordre qui interdit DeepSeek, une IA d'origine chinoise, sur presque tous les ordinateurs fédéraux. L'avis, publié en octobre mais effectif depuis l'été selon la BBC, vise le Trésor, le département d'État, la Justice et plusieurs agences civiles ; l'armée est exclue. Les agences disposent de 60 jours pour demander une exception écrite pendant que des questions persistent sur la collecte de données et les modèles téléchargeables de DeepSeek.

Washington coupe le fil ▶ 00:00

Alors, le gouvernement américain vient d'INTERDIRE une IA chinoise. Sur presque tous ses ordinateurs. L'enjeu — savoir si elle aspire des données sensibles vers Pékin. Selon Mint, média indien, le Department of Homeland Security a rendu l'ordre public. C'était le 19 octobre. Mais la BBC précise une chose. L'interdiction était déjà en vigueur depuis fin juillet. Elle touche le Trésor, le département d'État, la Justice. D'autres agences civiles aussi. L'armée, elle, échappe à la règle.

Bon, dans l'avis cité par Mint, le DHS est précis. Il peut suivre et identifier numériquement les utilisateurs. Le texte va plus loin. Chaque question posée au chatbot pourrait finir « transférée » vers la République populaire de Chine !

Pourquoi maintenant ? Et là, cette IA tourne depuis des mois sur des millions de téléphones. On y revient juste après. Les agences ont 60 jours pour demander une exception écrite. Pas une interdiction totale, donc. Mais un mur qui monte vite.

Une question reste entière : qu'est-ce qui vise vraiment la sécurité dans cette décision ?

La réponse se cache dans ce que l'ordre ne dit pas vraiment.

Un peu de chimie ▶ 01:09

Sauf que deux preuves montrent l'AMPLEUR de cette interdiction. Un : elle ne vise pas que l'application elle-même. Selon Clubic, média français spécialisé en technologie, l'ordre du DHS est daté du 24 juillet. Il interdit aussi tout logiciel tiers utilisant ses modèles en coulisses ! Même sans jamais afficher son nom.

C'est comme interdire une farine dans les cantines. Puis découvrir qu'elle se cache dans la moitié des gâteaux vendus ailleurs. Une administration pourrait utiliser une IA américaine, sans savoir qu'un moteur chinois tourne derrière. Un peu comme un resto qui sert un plat livré.

Clubic explique que cette IA publie des modèles dits open weights. Ils sont téléchargeables. On peut les installer sur n'importe quel serveur. Sans jamais toucher à l'infrastructure chinoise. Un peu comme télécharger une recette et la cuisiner chez soi. Sans passer par le restaurant d'origine. V3, puis R1, ont imposé cette IA au marché. Le dernier-né, V4.1 Flash, privilégie surtout la rapidité et l'efficacité du calcul.

Mint et la BBC citent le même chiffre sur le coût de cette IA : Son premier modèle aurait coûté 6 millions de dollars à entraîner. GPT-4 d'OpenAI en avait coûté 100 millions.

Comment une IA aussi puissante coûte-t-elle si peu ? Bon, c'est tout le problème pour les rivaux américains !

Et cette question du coût, on la retrouve ailleurs dans l'ordre lui-même.

Le double angle mort ▶ 02:28

Deux : l'ordre sur cette IA est flou. Et ça complique tout. Le processus de création de compte collecte des informations personnelles. Il vise aussi les produits tiers développés avec ses technologies. Sans jamais définir ce que développé avec signifie vraiment.

Des services comme OpenRouter ou Vercel AI Gateway choisissent eux-mêmes quelle IA répond. C'est un peu comme commander un taxi sans savoir quel chauffeur arrive. Une agence pourrait donc utiliser cette IA sans le savoir.

Katie Moussouris, fondatrice de Luta Security, le dit à The Register. Bannir l'application de cette IA, c'est jouable, selon elle. Mais la clause sur les produits tiers pourrait aller plus loin. Elle couvrirait tout logiciel dont les développeurs ont utilisé cette IA pour coder. Le truc, c'est que vérifier ça serait, dit-elle, quasi IMPOSSIBLE !

Si personne ne peut tracer l'origine exacte d'une IA… Comment une administration respecte-t-elle vraiment la règle ?

C'est la faille au cœur de cette interdiction. Il reste flou de savoir quels produits tiers ont réellement été développés avec les outils de DeepSeek.

Et elle ne date pas d'hier.

Une longue mefiance ▶ 03:29

Cette décision arrive au bout d'une LONGUE histoire ! Pas d'un coup de tête. Selon le Korea Times, média sud-coréen, l'ordre s'appuie sur une loi de 2018. Cette loi concerne la sécurité des chaînes d'approvisionnement. Un avis du Federal Acquisition Security Council était venu avant.

La Corée du Sud avait déjà agi contre cette même IA — et plutôt TÔT ! Ses ministères des Affaires étrangères, du Commerce et de la Défense l'avaient déjà bloquée. C'était sur les ordinateurs gouvernementaux, dès février 2025. Les mêmes raisons de collecte de données revenaient déjà.

Aux États-Unis, il le rappelle, le ministère du Commerce avait déjà banni cette IA. New York, le Tennessee et la Virginie avaient fait de même. Et là, Sumrify vous parlait déjà de ces tensions entre Washington et les laboratoires d'IA chinois. C'était dans notre vidéo sur les modèles bon marché. Elle évoquait aussi la panique boursière qu'ils avaient provoquée.

Pourquoi le DHS attend-il octobre 2026 pour officialiser tout ça ? Plusieurs agences avaient déjà fait pareil avec cette IA. Sept mois pour découvrir ce que tout le monde savait déjà.

Bon, la chronologie montre une méfiance construite brique par brique !

Agence par agence, depuis le lancement de cette IA début 2025.

Personne ne decroche ▶ 04:40

Alors, cette fois, l'entreprise derrière cette IA n'a pas répondu pour l'instant. La BBC, média britannique, a contacté plusieurs acteurs pour un commentaire. L'entreprise chinoise, le DHS et l'ambassade de Chine à Washington en font partie. Aucun n'a répondu !

Bon, même silence côté officiel. The Register écrit qu'un porte-parole du DHS n'a pas répondu non plus. Selon la BBC, l'avis du DHS reste flou sur ce point. Il ne détaille pas précisément les risques concrets. Le texte parle de vulnérabilités possibles. Jamais d'une fuite avérée.

Ce que la BBC confirme en revanche : Anthropic et OpenAI préparent toutes deux une entrée en bourse. Elles accusent des entreprises chinoises, dont celle derrière cette IA, d'avoir copié leurs modèles. Les deux accusent leur rival le moins cher de tricher.

Si aucune preuve publique de fuite n'existe ! Sur quoi repose vraiment cette décision ?

La question reste ouverte.

Et elle pèse sur tous ceux qui utilisent ces outils au quotidien.

Dans votre quotidien ▶ 05:36

Pour vous, cette décision ne touche pas que des fonctionnaires à Washington. Un salarié américain d'une agence civile voit cette IA disparaître de son ordinateur. Même s'il l'utilisait déjà pour son travail quotidien.

Concrètement, pour un développeur indépendant, en France ou ailleurs, rien ne change ! Next, média français, rappelle que l'interdiction vise les agences fédérales civiles américaines. Pas les entreprises privées, ni les particuliers. Vous pouvez continuer à utiliser cette IA chez vous comme avant.

Pour vous, si vous êtes une petite entreprise américaine qui vend au gouvernement, c'est plus compliqué. Sauf que elle doit prouver qu'aucun de ses outils ne contient cette IA, même indirectement. Ce que Katie Moussouris jugeait, plus haut, quasi impossible à vérifier. Comment prouver l'absence d'une IA qu'on ne peut même pas tracer ?

Et un compte à rebours vient justement de commencer pour trancher cette question.

60 jours pour decider ▶ 06:30

Et maintenant, le compte à rebours commence vraiment pour cette IA ! Selon Mint, les agences ont 60 jours après la publication de l'avis pour demander une exception écrite. Le texte complet doit paraître au Federal Register ce mardi, précise le Korea Times. Cette demande doit être soumise par écrit avec toutes les informations nécessaires.

L'entreprise chinoise, elle, continue d'avancer ! Son dernier modèle, sorti juste avant l'interdiction, est déjà salué en ligne pour sa programmation. Des utilisateurs le disent, cités par Mint et la BBC. Pourtant des chercheurs en sécurité ont déjà trouvé des vulnérabilités CRITIQUES dans son application mobile.

La question que tout cela laisse ouverte est simple. Une interdiction aussi difficile à appliquer changera-t-elle vraiment quelque chose ? Ou restera-t-elle symbolique face à un modèle qui circule déjà librement ? L'ordre ne concerne d'ailleurs pas les agences dépendant du département de la Défense.

Et si la vraie bataille ne se jouait pas sur les ordinateurs du gouvernement ? Mais sur ceux de millions d'utilisateurs ordinaires ? Les applications les plus utilisées de DeepSeek collectent des informations personnelles identifiables !

Reste à voir ce que les 60 prochains jours vont révéler.

Ce qu'il faut en retenir ▶ 07:39

Washington ferme sa porte à une IA chinoise ! Sans vraiment savoir où tout ça va mener.

Petite précision. Nous ne faisons la promotion d'aucun outil, d'aucun produit, ni d'aucune entreprise.

Vidéos citées

Sources

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